Dopage : pas de JO pour les athlètes russes

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La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a voté vendredi la prolongation de la suspension de la Fédération russe d’athlétisme. Des athlètes «propres» et n’appartenant au «système russe de dopage» pourraient participer aux JO de Rio, sous des modalités que définira le CIO le 21 juin.


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Même si l’espoir d’un dénouement en leur faveur a subsisté jusqu’au dernier moment, les athlètes russes n’iront pas à Rio, a décidé la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), sans créer la surprise, car malgré quelques «progrès et efforts» patents, la Russie doit assumer la responsabilité d’avoir triché, et surtout d’avoir continué à le faire, après que les premières sanctions sont tombées en novembre dernier.

C’est une décision «émotionnelle» a réagi Mikhail Boutov, le secrétaire général de la Fédération russe. «La pression des derniers jours était sans précédent, avec des interviews et des articles à connotation négative qui ont indéniablement influencé la décision de l’IAAF», a-t-il confié aux agences russes. En continuant d'invoquer des responsabilités individuelles, le ministère des Sports russe s’est déclaré «extrêmement déçu». «Les rêves d’athlètes propres sont détruits à cause d’un comportement répréhensible de certains sportifs et officiels», dit le communiqué. Pour Vladimir Poutine, qui a fait du sport l’un des piliers y compris idéologique de son régime, la suspension totale, et non individuelle, est injuste et ne «ne s’inscrit pas dans le cadre d’un comportement civilisé». Le président russe espère qu’un arrangement pourra tout de même être trouvé avec «les collègues des institutions antidopage et le Comité olympique international (CIO)».

Et de fait, la décision de l’IAAF, toute sévère qu’elle soit, a laissé entrouverte une issue de secours aux athlètes russes propres : ceux qui n’ont pas été contrôlés positifs et qui pourront prouver «qu’ils n’ont pas fait partie du système de dopage» pourront participer aux JO de Rio, sous des modalités que définira le CIO, qui a prévu de se réunir à Lausanne le 21 juin prochain. «Il sera possible à des athlètes qui ne sont pas impliqués dans le système russe mais qui font partie d’un programme extérieur à la Russie et efficace contre le dopage de faire une demande spéciale», a précisé le président de l’IAAF Sébastien Coe.






Solution qui n’est pas au goût de la double championne olympique du saut à la perche, Yelena Isinbayeva, qui dénonce depuis des mois la menace suspendue au-dessus de la Russie. «Il a été suggéré que je participe sous la bannière du CIO, mais cela n’apparaît pas comme une possibilité réelle. Si je participe, ce sera en tant que Russe. Si toute l’équipe russe est suspendue, je le serai aussi», a-t-elle écrit dans une tribune publiée dans le New York Times, le 16 juin. Après la décision de Vienne, elle s’est emportée : «C’est une violation des droits de l’Homme. Je ne vais pas me taire. Je vais prendre des mesures. Je vais saisir une cour des droits de l’Homme. Je vais prouver à l’IAAF et à l’Agence mondiale antidopage qu’ils ont pris la mauvaise décision. La Russie ne se taira pas !»

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