Article : Pendant la cure, j'étais un surhomme

#1
Je suis tombé sur un article que j'ai trouvé super et surtout super vrai. Donc je le partage a la communauté du fofo.
La source c'est le journal Libération et c'est ecrit par Catherine BERNARD. Voici le lien :

Pendant la cure, j'étais un surhomme

Laurent, 29 ans, patron d'une salle de musculation dans le sud de la France :
«Je suis entré pour la première fois dans une salle de musculation à 16 ans. A 7 ans, j'étais asthmatique, soigné à la cortisone. A 11 ans, je pesais 90 kg. On m'a désensibilisé, j'ai commencé à perdre du poids, mais je n'étais pas réconcilié avec mon corps. Mon prof de sport au lycée était aussi prof de musculation. Il a décelé en moi un potentiel. En sortant de la salle, je me suis dit : je veux en faire mon métier. C'est devenu une passion. Dans la famille de la musculation, j'ai choisi la force athlétique, dont la référence est la capacité à soulever en développé-couché des barres.

J'ai participé à ma première compétition amateur à 16 ans, avec quatre entraînements par semaine et un régime alimentaire strict. Bien sûr, le dopage, on en parle rapidement. Mon prof n'a jamais rien caché. Il me l'a déconseillé. Jusqu'à 20 ans, j'avais de très bons résultats, je décrochais souvent des premiers prix juniors. A 21 ans, j'ai fait ma première compétition officielle en championnat de France. Et là, je me suis pris une claque. J'ai terminé quatrième avec une barre de 125 kg. Le premier a fait 160 kg.

J'ai commencé à fréquenter un collègue qui revendait des anabolisants. J'ai fait une cure de six semaines avec une injection hebdomadaire de Sustanon (un médicament qui vient d'Espagne). A l'époque, cela m'a coûté 360 francs. Le Sustanon est un anabolisant prescrit pour soigner notamment les problèmes de croissance chez l'enfant. Au début, c'est le collègue qui fait les injections. On arrive à un stade où la passion prend le dessus. Un mois après ma cure, je passais à 155 kg. J'ai gagné le championnat avec 160 kg en développé-couché. Après, je suis resté à 145 kg parce que le corps garde des acquis musculaires. Pendant la cure, j'étais un surhomme. Je récupérais facilement, j'avais une confiance en moi extraordinaire.A ce niveau, la libido ne s'en ressent pas. Je travaillais comme enseignant dans un club de musculation, celui que j'ai repris il y a deux ans.

A 24 ans, j'ai pris une deuxième claque. Je suis passé en senior et à deux cures de six semaines par an. Chez les seniors, ce n'est plus du dopage, c'est de la chimie hormonale. Je commençais à connaître le circuit : la plupart sortent de la pharmacie de l'hôpital. J'ai eu la chance de rencontrer au club un médecin sportif. Lui-même a fait de la compétition, lui-même s'est dopé. Il a proposé de me suivre pour passer à la vitesse supérieure et minimiser les effets secondaires. Qu'est-ce qui est plus dangereux ? Laisser un petit con de 24 ans se doper tout seul ou l'aider ? Il m'a appris à ne pas mélanger les produits. A mes deux injections de testostérone par semaine, j'ajoutais un anabolisant. Je faisais des analyses de sang après chaque cure. J'ai soulevé jusqu'à 187,5 kg. J'ai commencé à connaître les effets négatifs. Des boutons comme les ados, des furoncles. J'étais plus agressif, et il m'arrivait d'avoir une libido au ralenti.

J'ai arrêté la compétition il y a deux ans. Je participe encore à des petits meetings. Là, quinze jours avant, je prends deux injections. Même à un petit meeting, les gens sont dopés. Dans mon club, je sais qu'il y a deux gars qui se dopent. L'un est comptable, l'autre chef d'entreprise. J'ai vu leur physique changer. Prendre 15-20 kg en un mois. La faute en revient à notre société de l'image. Tous les mannequins à la télé sont dopés, siliconés, retapés. Quand vous êtes un ancien obèse, l'image du corps vous trotte dans la tête toute votre vie. Le premier combat que j'ai mené, c'est un combat social. Celui du petit gros qu'on montrait du doigt. C'est ce que me disent implicitement les gens quand ils entrent dans mon club : «J'aimerais avoir votre corps, vos muscles, pour retrouver une identité».

BERNARD Catherine

Re: Article : Pendant la cure, j'étais un surhomme

#2
J'aime ce petit message ,j'ai etait dans le même cas ,mais sans le dopage ,car pas de connaissance de tout sa ,
Il est très dur quand on est ado des moquerie des refuts des filles ,alors régime sport toute ta vie ,et après les regard change ,
Un aide de produit aurai était la bienvenue
Courage a tout ceux qui ne sont pas encore vraiment dans leur corps
Mieux vaut être mort cool ,que vivant est pas cool

Re: Article : Pendant la cure, j'étais un surhomme

#3
Très bon article, je l'avais déjà lu.
Du franc-parler sur le dopage, les performances et l'image du corps.

Et un point important : même si la majorité n'adhère pas au dopage, avec un peu d'hypocrisie quand même vu que la plupart des stars ou athlètes qu'ils aiment sont dopés, mais c'est leur droit.
Je pense aussi qu'il vaut mieux aider quelqu'un a se doper avec le maximum de sécurité car s'il veut le faire, il le fera quoi qu'il arrive et se sera beaucoup plus dangereux.

C'est le but de se forum. J'ai beaucoup appris ici pour faire ma 1ère cure grâce à tous les témoignages et merci à Darkstods et Danny30 qui m'ont bien aidé.

Re: Article : Pendant la cure, j'étais un surhomme

#7
Bon ben moi je me casse alors....ahahahah
Super article pissaladière, voila le plus important je pense et surtout le "pourquoi nous sommes tous la" : "Qu'est-ce qui est plus dangereux ? Laisser un petit con de 24 ans se doper tout seul ou l'aider ?"
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